Côte d’Ivoire | Arafat: Sa disparition soulève questions et enseignements!

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L’artiste chanteur chorégraphe d’origines ivoiriennes DJ Arafat, star du coupé-décalé est officiellement mort ce lundi, officieusement, le dimanche de la veille, à 33 ans des suites d’un accident de la circulation. Le musicien, de son vrai nom Houon Ange Didier, se trouvait aux guidons d’une moto lorsqu’il a percuté une voiture particulière la nuit de ce dimanche là. DJ Arafat était à son meilleur niveau depuis plus de dix ans et avait été désigné meilleur artiste de l’année aux Awards du coupé-décalé en 2016 et 2017.

Trop de liberté tue la liberté…

La rançon d’un libertinage trop prononcé?

Artiste fièrement reconnu pour ses multiples controverses, buzz et scandales à répétition, la trop grande liberté de mouvements et de paroles du jeune homme avait fini par s’institutionnaliser, au point où il passait pour un mythe, intouchable! Grosses cylindrées frauduleusement soustraits des arcades administratives ivoiriennes sans contrôle, sans frais de douanes et dépourvues d’immatriculations et de papiers administratifs, l’artiste pouvait tout se permettre sans vraiment être verbalisé, encore moins, être inquiété.

Il pouvait se permettre de brûler les feux de signalisation, voir même de saboter toutes les dispositions réglementaires en matière de conduite, quand il veut et où il veut, échappant impunément aux contrôle et patrouilles de routine. Des témoins racontent par ailleurs que Houon Ange Didier pouvait se qualifier à lui tout seul, d’obstruer la circulation en stationnant en pleine chaussée pour livrer un pugilat avec l’automobiliste en face qui tarde à avancer. Dans la foulée, il se racontait que toutes plaintes introduites contre l’intéressé

L’information s’était propagée comme une traînée de poudre, faisant déplacer une foule nombreuse

n’étaient que dilatoires et vaines. Il aurait des amis de haut rang, au sommet de l’administration politique de son pays. La preuve, le défunt portait illégalement sur lui, une arme à feu et se permettait de l’utiliser pour faire peur ou intimider quiconque osait le défier. Ni la police, ni la gendarmerie, ne s’en étaient inquiétées. Une autre facette de la vie du chanteur explique aussi son attachement depuis le bas âge aux fétiches: son « objectif », devenir riche coûte que coûte et vivre pleinement une vie sans soucis.

« Quand aux « brouteurs » et dealers, deux importantes catégories issues de la pègre abidjanaise, ils avaient fait de sa personne, un parrain, car lui seul pouvait les protéger quand ils étaient en difficulté. En contrepartie, l’artiste ne manquait de rien. En claire, le jeune homme était un intraitable hors-la-loi », dixit un homme d’affaire qui a exigé l’anonymat.

À l’annonce de son accident mortel la nuit du dimanche à lundi, les premiers témoins de la scène l’affirment sans ambages, le Disc joker serait mort sur le champ. La violence du choc contre la pare-brise arrière du véhicule à bord duquel se trouvait une journaliste en service à radio Côte d’Ivoire, admise aussitôt quand à elle, en réanimation, ne lui aura laissé aucune chance. Les explications fusent pourtant pour arrondir plusieurs autres explications contradictoires recueillies suite à ce drame. L’artiste qui roulait à une vitesse hors norme, a royalement foulé aux pieds toutes les dispositions du code de la route, avant de se retrouver étendu, sans vie au sol, alors que la voiture de la journaliste qui passait tranquillement son chemin, abordait un tournant. C’est du moins l’essentiel qui ressort des premières informations obtenues juste après les faits.

La conséquence des buzz

Cette disparition prématurée aurait pu être pourtant évitée

Transporté un peu plus tard dans une clinique de la place, afin de recevoir des soins intensifs, il n’y avait absolument plus rien à faire pour la victime qui s’en était allé. Une foule composée de nombreux fans s’y était aussitôt transportée et avait occupé l’esplanade de  l’établissement sanitaire, scandant vouloir voir leur idole, vaille que vaille. Pour la majorité, l’artiste venait là de réaliser le buzz du siècle. « Nooooonnnn, il a fini avec le buzz! » s’était exclamé un idole, avant de se rendre compte de l’irréparable. Le plus illustre des faiseurs du coupé-décalé est mort! Tout le pays, avec à sa tête, son premier chef, est en émoi.  Terrible, la nouvelle!

Si seulement la loi s’imposait à tous, le pays saurait certainement économiser des vies précieuses!

Touré Vakaba

 

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