Côte d’Ivoire | Cité Olympique: Ces images qui trahissent l’émergence!

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Une forte délégation de la famille des terriens si était transportée, occasion d’apporter son appui et sa solidarité aux victimes 

Abidjan | La chaleur était présente et le soleil matinal. Durant de longues heures, les victimes de l’aventure surréaliste de la cité olympique d’Ébimpé, commune d’Anyama, ont reçu de fortes charges de chaleur et de poussière. Ils étaient bien nombreux ce dimanche matin là, installés sous des abris, dans un espace qui a encore l’allure d’un lieu hanté. Sur environ 300 mètres, se dresse le volumineux stade en construction devant abriter les festivités de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) pour son édition 2021.

Venu à son tour marquer son soutien aux victimes, tous des justiciables logés sur un périmètre qui relève de sa compétence, le député Sylla Adama a trouvé des mots justes pour réparer un temps soit peu, leur souffrance

C’est une gigantesque cuvette, née de l’esprit créatif d’ingénieurs chevronnés, qui ne passe guère inaperçue, tant par son volume que par son impressionnante coiffure blanche parabolique. Eux, ce sont ces personnes, issues de toutes les sensibilités religieuses, idéologiques, et sociales, qui y avaient bâtis leurs logis, histoire de préparer des lendemains reposants et introduire ainsi l’avenir de leurs progénitures. « Je suis ici pour vous apporter mon soutien. Considérez moi aussi comme un déguerpi. Votre souffrance est la même que j’endure depuis deux ans. Tant que vous n’êtes pas soulagés, sachez que je ne le suis pas du tout et je me battrai à vos côtés jusqu’à ce que vous soyez relogés (…) » a développé le député Sylla Adama, unique autorité politique administrative ayant répondu présente.

Fofana Kassoum, l’organisateur de la cérémonie, par ailleurs président du collectif des victimes, travail de jours comme de nuit, avec les élus locaux, les services rattachés au Ministère de la construction, et les autorités coutumières d’Anyama et d’Ébimpé, pour arriver à une solution idoine définitive

Pour avoir manifesté son intention d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN), il a plu au Gouvernement ivoirien de localiser la partie nord de la ville d’Abidjan, notamment, Anyama, pour y implanter une cité olympique, en plus d’un stade de football de grande capacité, pour accueillir cette faitière de renommée continentale. Curieusement, le site choisi avait été entièrement mis en valeur et était désormais un endroit habitable qui grouillait de monde. Les occupants, détenteurs de dossiers techniques authentiques, pouvaient se prévaloir propriétaires de titres d’habitation, sans risques majeurs. Plus tard, le Gouvernement ayant jugé que leur proximité avec les installations techniques du stade n’étaient pas compatible, décide de raser leurs logis, purement et simplement.

Ces victimes, soutenus par le député Sylla (1er à partir de la droite), ne savent plus vraiment à quel saint se vouer

Depuis et jusqu’alors, le Gouvernement d’Amadou Gon a du mal à leur trouver un site de compensation tel qu’il s’est engagé à le faire. « Mettez vous ensemble, parlez d’une même voix et revenez nous voir. Le Gouvernement a pris toutes les dispositions pour résoudre ce problème… » avait expliqué l’ancien Ministre Isaac Dé, à l’occasion d’une audience, lorsque celui-ci était encore aux commandes du département en charge de la construction. De concertations en concertations, les victimes arrivent tout de même à rallier à leurs causes, autorités coutumières, élus locaux et simples anonymes.

Déterminés, ces hommes et femmes racontent vouloir se battre jusqu’au bout

Plusieurs négociations cordiales et fructueuses avec les responsables coutumiers du village Ébimpé, ont finalement conduit à l’obtention d’un nouveau site devant reloger tout le monde. Malheureusement, les services de l’État peinent encore et toujours, à payer la purge coutumière qu’il voudrait acheter vaille que vaille à deux mille (2000 FCFA), le m2. Ce que refusent les terriens qui jugent cette posture de la tutelle illogique.

« Connaissant l’homme de rigueur, le Président Ouattara semble ne pas être au courant de ces petits mic mac. J’irai rencontrer les différents responsables, pour comprendre tout. Il a toujours dit et repeté « un ivoirien, un toit », mais que se passe t-il alors qu’on arrive à détruire ces toits et être incapables de compenser les victimes. Je suis persuadé qu’il n’est pas informé. Faites moi confiance, on verra tout ça… » a conclu le député.

Tous en chœur, demandent l’assistance du couple Ouattara, en vue de leur apporter le soulagement

« J’ai comme l’impression que les collaborateurs du Président veulent le salir. Pensez-vous vraiment que de pareilles manifestations se soient produites sous le Président Ouattara sans qu’il n’en trouve la solution? Nous demandons sincèrement son assistance ainsi que celle de maman Dominique  » a rétorqué Fofana Kassoum, le responsable du collectif, initiateur de la cérémonie. Vivement une solution! En d’autres termes, où est passée la bonne gouvernance, pourrait on s’interroger.

TOURÉ Vakaba (Photos: Alfred DOGO)

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