Côte d’Ivoire | Crise post électorale | L’étrange destin d’Abdoulaye!

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Sangaré Abdoulaye

Manifestement, la Côte d’Ivoire n’en aura pas fini avec sa crise politique, et de nombreuses familles continuent, dans le silence et l’indifférence, de subir leur martyr, au grand dame d’une société humaine qui semble se préoccuper d’autres choses. À Abobo, au sous quartier d’avocatier, jadis, théâtre de toutes sortes d’exactions inimaginables durant le conflit post électoral, la famille du jeune Sangaré Abdoulaye est aux abois. Ses frères et soeurs, voisins et amis d’enfance peinent jusque là, à comprendre la hantise de certains individus, présumés proches du pouvoir actuel, curieusement déterminés à lui faire la peau.

En toile de fond de cette chasse à l’homme qui ne dit pas son nom contre le jeune homme, ces citoyens indélicats lui reprocheraient son appartenance et son activisme pour le compte du Front Populaire Ivoirien (FPI-parti social démocrate), proche de l’ancien chef de l’État Laurent Gbagbo.

Les criminels, en embuscade ne mettront pourtant pas assez de temps pour mettre à exécution leur projet ignoble. En effet, dans la nuit du 03 novembre 2017, la concession où habite Sangaré Abdoulaye, en couple avec son épouse, reçoit la visite d’individus armés, au projet peu recommandable. Ils racontent, à gorge déployée, être <<venus chercher le nommé Abdoulaye Sangaré>>. Au moyen de rafales d’armes automatiques libérées en l’air, pour justifier leur colère, les quidams arrivent à défoncer l’entrée principale de la concession. Ils réussissent à surprendre le couple, qui n’avait aucune possibilité de s’échapper. Le fusil sous la tempe, Abdoulaye est passé à tabac et forcé de faire face contre le mur. C’est ainsi que les criminels se mettront à violer son épouse à tour de rôle. Malgré les cris de détresse de celle-ci, elle subira leurs assauts à plusieurs reprises. Les quidams finissent par se retirer, promettant au couple une seconde visite sans pitié.

Depuis l’accomplissement ignoble de leur forfait, alors que Sangaré Abdoulaye peine à se remettre des humiliations et meurtrissures subies par son épouse, que l’infortuné continue, désespérément de comptabiliser menaces et intimidations de la part d’inconnus. Ne sachant plus à quel saint se vouer, dans un environnement agité par l’insécurité, l’Ivoirien, avec l’appui d’un mécène, a réussi à se doter d’un passeport ivoirien, incluant un visa américain pour se rendre aux États-Unis, à partir de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, le tout, dans la discrétion absolue, à l’abri des regards de ses persécuteurs, qui continuent de crier vengeance. Sa famille, à Abobo, espère bien qu’un jour, la Côte d’Ivoire retrouvera la paix et la stabilité, pour que leur fils puisse retourner sur ses terres, en confiance et en sécurité. Qui en veut à Abdoulaye et pourquoi ? On le saura peut-être un jour!

ENGLISH VERSION

Ivory Coast | Post election crisis | The strange destiny of Abdoulaye!

By Africa Governance & Media News

obviously, Côte d’Ivoire will not finish with its political crisis, and many families continue, in silence and indifference, to suffer their martyrdom, the great lady of a human society that seems to be concerned about ‘other stuff. In Abobo, in the district of avocatier, formerly, theater of all kinds of exactions unimaginable during the post-electoral conflict, the family of the young Sangaré Abdoulaye is at bay. His brothers and sisters, neighbors and childhood friends struggle until then, to understand the obsession of certain individuals, presumed close to the current power, curiously determined to make him skin.

In the backdrop of this hunt for the man who does not say his name against the young man, these unscrupulous citizens would blame him for his belonging and his activism on behalf of the Ivorian Popular Front (FPI-Social Democratic Party), close to the former head of state Laurent Gbagbo.

The criminals in ambush will not, however, put enough time to carry out their despicable project. Indeed, on the night of November 3, 2017, the concession where lives Sangaré Abdoulaye, in couple with his wife, receives the visit of armed individuals, with the project not advisable. They say, in a loud voice, to have « come to get the name of Abdoulaye Sangaré ». By means of bursts of automatic weapons released in the air, to justify their anger, the quidams manage to smash the main entrance of the concession. They manage to surprise the couple, who had no opportunity to escape. The rifle under the temple, Abdoulaye was beaten and forced to face against the wall. This is how criminals will rape his wife in turn. Despite the cries of distress she will suffer their assaults several times. The quidams eventually withdraw, promising the couple a second visit without mercy.

Since the despicable accomplishment of their crime, while Sangaré Abdoulaye is struggling to recover from the humiliation and bruising suffered by his wife, the unfortunate continues desperately to count threats and intimidation from strangers. Not knowing where to turn, in an environment shaken by insecurity, the Ivorian, with the support of a patron, managed to acquire an Ivorian passport, including an American visa to get to United States, from the airport Felix Houphouet-Boigny of Abidjan, all in absolute discretion, out of sight of his persecutors, who continue to shout revenge. Her family, in Abobo, hopes that one day, Côte d’Ivoire will find peace and stability, so that their son can return to his land, in confidence and security. Who wants Abdoulaye and why? We’ll know maybe one day!

AGMN