Côte d’Ivoire | Le gendarme se fait escroquer par son frère d’arme!

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Abidjan | Il est question ici d’une des affaires criminelles des plus sordides qui puisse manifestement avoir lieu entre frères d’armes. Quand à son mode opératoire, il est sans nulle doute, la rançon d’une rocambolesque audace qui défie tous les pronostics, mais surtout semblable à une pièce théâtrale qui ferait tordre de rire et d’interrogations n’importe quel justiciable.

Les faits | Alors qu’il rêvait de rallier l’Europe, histoire de tenter certainement une seconde vie, S.J a manqué de justesse de se faire croquer des numéraires évalués à trois millions fcfa (monnaie locale).

Son ami, SB, de surcroît son collègue, se propose de lui apporter son concours. Il fera croire à l’intéressé qu’il connaîtrait un individu, qui pourrait résoudre le discret projet en un tour de bras. Pour convaincre sa victime, notre maréchaussée fera miroiter de beaux rêves à celle-ci auquel il fera croire que son pseudo ami en aurait fait pour un tiers demandeur qui se serait expatrié en Espagne.

Mise en confiance, SJ passe effectuer une demande de prêt auprès de son banquier qui n’y trouvera guère d’inconvénient. En juin 2018, l’espèce de 3.000.000 fcfa est octroyée au gendarme qui l’empoche et court l’apporter à un certain Touré Souleymane, qui lui, réside la ville d’Abidjan. Ce montant, de toute vraisemblance devait pouvoir couvrir les frais liés au visa et au billet d’avion. Du moins selon les orientations diaboliques indiquées par le fripouille et son comparse.

Le chef du Parquet militaire a la confiance du gouvernement ivoirien au nom duquel il est d’un rendement inestimable.

Plusieurs semaines s’écoulent, le gendarme, jadis fidèle et intrépide dans ses rapports d’amitié, disparaît des radars. SJ réalise alors qu’il venait de se faire grossièrement escroqué et royalement moqué par un compagnon sans foi ni loi. Toutes les sollicitudes de la victime pour se faire alors rembourser, s’avèreront étrangement infructueuses.

En réponse aux souffrances et lamentations de sa victime, son bourreau, dans une impunité déconcertante, ira jusqu’à lui proférer des menaces de mort. Ce dégoûtant cinéma, SB a jugé que s’en était assez, avant de décider s’en remettre en définitive au très redouté Parquet militaire du pays. En ce lieu, la victime est immédiatement remboursée par son frère d’arme et le contentieux vidé au moyen d’un arrangement en l’amiable accepté par SB.

Personne ne saurait l’ignorer pourtant, le Contre-amiral Ange Kessi Kouamé, chef central de cette juridiction spéciale, a toujours fait de la répression de ce type d’indélicatesse, une de ses précieuses priorités. Affronter un tel Parquet, c’est sans conteste compromettre son statut et sa carrière. Une pareille posture, le gendarme a souhaité l’éviter, vaille que vaille!

T.V.

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